Colonel Bourg : agir pour éviter de nouvelles occupations

Le campement installé sur un terrain appartenant à la Régie des Bâtiments le long de l’E40, à hauteur de la rue Colonel Bourg, a été évacué ce vendredi matin sur la base d’un jugement. Pour Martin de Brabant, bourgmestre faisant fonction de Schaerbeek, cette intervention doit maintenant être suivie de mesures permettant d’éviter une nouvelle occupation du terrain.

Cette évacuation intervient dans un secteur confronté à des occupations successives depuis plusieurs années.

« Depuis que je suis bourgmestre, on en est déjà à la troisième occupation et à la deuxième évacuation », souligne Martin de Brabant.

Les campements entraînent notamment des problèmes de salubrité et des feux y sont allumés. Ils suscitent également un sentiment d’insécurité dans le quartier et nécessitent la mobilisation de moyens communaux et policiers.

Nettoyer et sécuriser le terrain

Pour éviter que la parcelle ne soit à nouveau occupée, Martin de Brabant a pris un arrêté imposant à la Régie des Bâtiments d’intervenir à la suite de l’évacuation.

Les déchets, encombrants et installations laissés sur place devront en effet être retirés et le terrain sécurisé afin d’empêcher une nouvelle installation.

Les échanges avec la Régie des Bâtiments sont constructifs. Son directeur a notamment fait part de plusieurs propositions pour sécuriser durablement les lieux.

D’autres terrains sont également concernés

La problématique ne s’arrête toutefois pas à la parcelle évacuée ce vendredi.

Trois autres campements se trouvent sur des terrains appartenant à Bruxelles Mobilité et un autre terrain situé à proximité appartient à la Régie régionale.

Martin de Brabant a également interpellé l’administration régionale afin qu’elle entreprenne les démarches nécessaires pour évacuer et sécuriser ses terrains. Si la situation n’évolue pas, le bourgmestre f.f. se dit prêt à prendre un nouvel arrêté.

Éviter que le même scénario se répète

À plus long terme, Martin de Brabant plaide également pour l’activation de la parcelle fédérale. Une activation temporaire pourrait notamment être envisagée afin d’éviter l’installation de nouveaux campements.

L’enjeu est désormais de sortir d’une succession d’occupations et d’évacuations et d’apporter une réponse durable à la situation.

« Chacun doit prendre ses responsabilités pour mettre fin à ce cycle d’occupation », conclut Martin de Brabant.